Funakoshi Gichin
Brève histoire du karaté

Le Karaté, méthode de combat à mains (Te) nues (Kara), est un art martial dont les racines historiques sont en Chine. Cette méthode de combat repose sur la recherche de la mise hors de combat d’un ou plusieurs adversaires à l’aide « d’armes naturelles » spécialement entraînées, mains, poings, coudes, genoux, pieds.

Le suffixe Do (voie) exprime le cheminement spirituel suivi par l’adepte de la discipline. Cette discipline étant un moyen extérieur de progresser vers l’union du corps et de l’esprit.

Le Karaté moderne fut introduit en 1922 au Japon par Funakoshi Gichin (fondateur du Shotokan, né en 1869 et décédé en 1957). La première Académie d’Arts Martiaux fut créée en France par Henry Plee (précurseur du Karaté en France) en 1954.

A l’entraînement, suivant la maxime de Funakoshi Gichin « Le Karaté commence et se termine par le respect », le Karaté est enseigné dans les dojos pour obtenir un contrôle total afin de ne pas se blesser et ne pas blesser le partenaire. Le fond et la forme d’un Karaté traditionnel qui rappelle le suffixe « Do » (Voie) permet d’obtenir un équilibre sain, une discipline du corps et de l’esprit, la voie de la tradition et de la sagesse. Divers aspects techniques (kihon, katas, kumité) et combat, le karaté traditionnel et sportif sont abordés pendant les cours.Le Shotokan et Wado Ryu sont les principaux styles enseignés en France. Le Shotokan se traduit par des positions basses, des mouvements en esquive, un sens du kimé (force). Le Wado Ryu est issu du Shotokan auquel ont été ajoutées des techniques du ju-jitsu, les positions sont plus hautes. Les principaux autres styles pratiqués sont le Shito Ryu et Goju Ryu…

Le Karaté a évolué vers un Karaté sportif. Les premiers Championnats du Monde ont eu lieu au Japon en 1957. Actuellement, la France qui fut pionnière du Karaté en Europe, est la nation la plus titrée du Monde depuis plusieurs années.

Shotokan :

Style de Karaté de Funakoshi Gichin, qui introduisit dans les années 1920 au Japon une technique d'origine Shuri-te. Le Shotokan, (« Ecole de la maison du Shoto : « Shoto » étant le nom de plume de Funakoshi) fut à la base de l'un des quatre styles majeurs actuels de Karaté, avec Shito-ryu, Goju-ryu, et Wado-ryu.

En 1922 Funakoshi Gichin (Élève de Itosu Yasutsune et de Azato Anko,) impressionna par son importante démonstration de Karaté à Tokyo, au Japon. L’expert de l’Okinawa-te, qui approchait alors de la soixantaine, dut par la force des choses se constituer un système d'enseignement plus conforme aux aspirations des jeunes japonais qui ne voyaient que superficialité et perte de temps dans le respect - d'abord strictement imposé par Funakoshi - des procédés okinawaïens d'entraînement : concentration sur un seul Kata (Hito-kata-san-nen), et application pratique des techniques seulement à base du Kata (Bunkai), avec interdiction de combat sportif. C'est ainsi qu'il retint, dans la multitude de séquences qu'il avait ramenées d'Okinawa, et prises aussi bien au Shorin-ryu qu'au Shorei-ryu, 15 Kata pour étalonner la progression de ses élèves : Heian(Shodan, Nidan, Sandan,Yondan, Godan),Tekki(Shodan, Nidan, Sandan), Bassai-dai, Kanku-dai, Hangetsu, Enpi, Jitte, Jion, Gankaku.

Depuis 11 katas ont été ajoutés à son répertoire par la JKA : Kanku-sho, Bassaï-sho, Jiin, Nijushiho, Meikyo, Wankan, Chinte, Sochin, Unsu, Gojushiho-daï et Gojushihi-sho.

Dans le même « Karatedo Kyohan » figurent les 40 points dits « vitaux » (Jintai-kyusho) retenus pour l'application (Bunkai) des techniques de Kata, également travaillées par ailleurs et de manière répétitive en Kihon.

Dès le début des années 1930 de nombreux élèves se risquèrent, malgré l'interdiction de Funakoshi, à confronter leurs techniques dans des assauts libres (Jiyu-kumite), bien plus motivants que les formes plus statiques tolérées (Gohon-kumite, Sanbon-kumite, lppon-kumite), parfois avec des protections.

Son propre fils, Yoshitaka, fut un élément décisif de l'évolution du style proposé par son père à partir de 1938, date à laquelle il prit la direction technique du Dojo Shotokan et introduisit des concepts et des techniques remontant à l'enseignement de Azato , et non plus à celui de Itosu auquel se référait son père. D'où des positions basses, des mouvements notamment en esquive, un sens du Kime, qui tranchaient par leur sens martial.

Yoshitaka, qui avait une forte personnalité et dont l'orgueil blessa nombre de disciples formés par son père (à commencer par Otsuka Hironori qui préféra quitter le Shotokan pour fonder Wado-ryu) mourut en 1945, des suites d'une tuberculose. Mais son père, alors très âgé, ne reprit plus jamais la direction de son style Shotokan.

source : " l’encyclopédie des arts martiaux"

Merci à Mr Alain G. pour cette page.